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SÉCURITÉ DES SOINS

Instances et comités de l'établissement

Clinique Vignoli est doté d’instances et de comités qui pilotent la qualité, la sécurité des soins et la relation avec les usagers, conformément à la réglementation.

GOUVERNANCE QUALITÉ EN CHIFFRES

Une démarche structurée et continue

7 Instances pluridisciplinaires
HAS Certification continue
12 Réunions du COVIGERIS / an
11 Membres de la CDU
CLIN

Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales

4 fois par an + réunions sur signalement

Le CLIN met en œuvre un programme d’actions pour prévenir les infections liées aux soins (infections nosocomiales) et réduire leur fréquence dans l’établissement.

Les infections nosocomiales sont des infections contractées pendant une hospitalisation. La prévention repose sur le respect strict de l’hygiène (lavage des mains à la solution hydro-alcoolique, tenue, bionettoyage des surfaces, équipement sanitaire conforme) et l’utilisation systématique de matériel à usage unique quand cela est possible.

Missions

  • Prévenir les infections liées aux soins par l'évaluation des pratiques
  • Surveiller la survenue d'infections nosocomiales (BMR, ISO, IAS)
  • Élaborer des recommandations de bonnes pratiques d'hygiène
  • Former les professionnels à l'hygiène et la prévention
  • Assurer la surveillance épidémiologique et l'analyse des indicateurs
  • Renforcer le dispositif de signalement (incidents, alertes, CPias)
  • Évaluer l'efficacité des actions menées et publier le rapport annuel

Composition

Pharmacien Gérant, médecin hygiéniste, infirmiers hygiénistes, représentants des services cliniques, représentants du laboratoire et de la PUI, Direction des Soins.

Références

  • Loi n° 98-535 du 1er janvier 1998 — sécurité sanitaire
  • Décret n° 99-1034 du 6 décembre 1999 — CLIN obligatoires
  • Circulaire DGS/DHOS n° 645 du 29 décembre 2000
  • Manuel HAS — Thématique Maîtrise du risque infectieux
CLUD

Comité de Lutte contre la Douleur

3 à 4 fois par an

Le CLUD veille à la prise en charge optimale de la douleur chez tous les patients. La douleur non traitée allonge le temps de séjour, altère significativement la qualité de vie et retarde la récupération fonctionnelle.

Notre établissement participe aux réseaux régionaux Douleur pour le partage des bonnes pratiques, des protocoles antalgiques et la formation continue. Une évaluation systématique de la douleur est faite par SMS ou e-mail le lendemain de la prise en charge.

Missions

  • Proposer des orientations adaptées dans le projet d'établissement
  • Coordonner les actions de prise en charge dans tous les services
  • Assurer l'évaluation systématique de la douleur (EVA, EN, ALGOPLUS)
  • Former les soignants aux techniques antalgiques actuelles (médicamenteuses et non médicamenteuses)
  • Valider les protocoles antalgiques de l'établissement
  • Suivre les indicateurs : douleur post-opératoire, traçabilité, satisfaction

Composition

Médecins anesthésistes-réanimateurs, infirmier·e·s référent·e·s douleur de chaque service, pharmacien, psychologue, représentants des soignants, représentant des usagers (CDU).

Références

  • Articles L.710-3-1 et L.710-3-2 — Loi n° 95-116 du 4 février 1995
  • Article L.714-11 du Code de la santé publique
  • Plan national de lutte contre la douleur
  • Recommandations SFAR-SFETD sur la douleur aiguë post-opératoire
COMPRENDRE LA DOULEUR

Deux types de douleur, deux approches

La douleur est perçue différemment selon les circonstances, l’humeur, l’anxiété et de nombreux facteurs personnels. Identifier son type est essentiel pour adapter le traitement et le suivi.

Douleur aiguë

Signal d'alarme post-opératoire ou consécutif à une blessure. Sa fonction est protectrice — elle indique une lésion en cours et la nécessité de soins. Elle peut être anticipée, traitée et évaluée en continu.

  • Durée limitée (heures à quelques jours)
  • Cause identifiable (chirurgie, traumatisme, geste invasif)
  • Traitement médicamenteux gradué selon l'EVA (paracétamol, AINS, opioïdes)
  • Évaluation par les équipes toutes les 4h en post-op précoce
  • Outils : PCA, blocs anesthésiques périphériques, voie péridurale

Douleur chronique

Douleur persistante depuis plus de 3 mois, parfois d'origine inconnue ou multifactorielle. Impact significatif sur le travail, le sommeil, l'humeur et les relations sociales. Elle nécessite une approche globale et patiente.

  • Approche pluridisciplinaire (médicale, kinésithérapique, psychologique)
  • Rééducation et physiothérapie progressive
  • Médicaments antalgiques + techniques non médicamenteuses
  • Relaxation, hypnose, électrostimulation (TENS), approches comportementales
  • Adressage possible vers un Centre Anti-Douleur (CETD)

En savoir plus sur la SFETD

COVIGERIS

Comité de Vigilance et Gestion des Risques

Mensuel — 12 réunions par an

Le COVIGERIS coordonne l’ensemble des vigilances réglementaires (pharmacovigilance, matériovigilance, hémovigilance, infectiovigilance, identitovigilance, biovigilance, réactovigilance) et la gestion globale des risques associés aux soins.

C’est l’instance centrale qui pilote la culture de sécurité et le système de signalement des événements indésirables associés aux soins (EIAS).

Missions

  • Coordonner les 7 vigilances réglementaires
  • Analyser systématiquement les événements indésirables associés aux soins (EIAS)
  • Piloter la gestion des risques a priori (cartographie) et a posteriori (CREX / RMM)
  • Suivre les indicateurs IQSS et nationaux obligatoires
  • Diffuser une culture de sécurité partagée à tous les niveaux
  • Assurer la traçabilité des actions correctives et préventives

Composition

Direction Qualité, médecin coordonnateur des vigilances, pharmacien gérant, responsable des soins, référents vigilances (pharmaco, matério, hémo, etc.), correspondant CPias.

Références

  • Article L. 1413-14 du Code de la santé publique
  • Décret n° 2010-1408 du 12 novembre 2010 — Gestion des risques en santé
  • Manuel HAS — Thématique Gestion des risques
CSTH

Comité de Sécurité Transfusionnelle et d'Hémovigilance

2 à 3 fois par an

Le CSTH garantit la sécurité de la chaîne transfusionnelle et le bon usage des produits sanguins labiles (PSL). Il assure la traçabilité de chaque transfusion, de la prescription à la surveillance post-transfusionnelle.

Missions

  • Promouvoir le bon usage des produits sanguins labiles
  • Assurer la traçabilité de la chaîne transfusionnelle
  • Suivre les indicateurs d'hémovigilance (incidents, EIR, EIGS)
  • Former les professionnels aux gestes transfusionnels et au contrôle ultime
  • Analyser les incidents transfusionnels en lien avec l'EFS et l'ANSM

Composition

Médecin hémovigilant, correspondant hémovigilance, pharmacien, biologiste, infirmier·e·s référent·e·s, représentant du bloc opératoire et de la réanimation.

Références

  • Décret n° 94-68 du 24 janvier 1994 — Hémovigilance
  • Articles L.1221-13 et R.1221-32 du Code de la santé publique
COMEDIMS

Commission du Médicament et des Dispositifs Médicaux Stériles

Trimestriel — 4 fois par an

La COMEDIMS définit la politique du médicament et des dispositifs médicaux de l’établissement, dans une logique d’efficacité, de sécurité et de maîtrise des coûts. Elle élabore le livret thérapeutique propre à l’établissement et statue sur les nouveaux médicaments à intégrer.

Missions

  • Établir la liste des médicaments et dispositifs disponibles (livret thérapeutique)
  • Évaluer les nouveaux médicaments et leur intérêt pharmaco-économique
  • Sécuriser le circuit du médicament — de la prescription à l'administration
  • Suivre la consommation et lutter contre l'iatrogénie médicamenteuse
  • Valider les protocoles thérapeutiques institutionnels
  • Suivre les indicateurs de bon usage (antibiotiques, anti-coagulants…)

Composition

Pharmacien Gérant (président), médecins représentant les principales spécialités, cadre de santé, représentant de la CME, biologiste.

Références

  • Article R.5126-48 du Code de la santé publique
  • CAQES (Contrat d'Amélioration de la Qualité et de l'Efficience des Soins)
CLAN

Comité de Liaison Alimentation-Nutrition

2 à 3 fois par an

Le CLAN veille à la qualité de la prestation alimentaire et à la prévention de la dénutrition, qui touche 30 à 50 % des patients hospitalisés selon les services et constitue un facteur aggravant majeur du pronostic.

Missions

  • Évaluer la qualité de l'alimentation servie (méthode HACCP, suivi température)
  • Dépister et prévenir la dénutrition (Albuminémie, MNA, NRS-2002)
  • Adapter les régimes aux besoins thérapeutiques (diabétique, sans sel, mixé…)
  • Sensibiliser soignants et patients à la nutrition
  • Suivre les indicateurs de satisfaction repas et les enquêtes assiette

Composition

Diététicien·ne·s, médecin nutritionniste, pharmacien, responsable de la restauration, représentants des soignants, représentant CDU.

Références

  • Circulaire DHOS du 29 mars 2002 — Alimentation et nutrition à l'hôpital
  • Plan National Nutrition Santé (PNNS)
CE

Commission Éthique

Sur saisine + 2 réunions plénières par an

La Commission Éthique offre un espace de réflexion et de délibération sur les questions éthiques rencontrées par les équipes soignantes et les patients : fin de vie, limitation ou arrêt des thérapeutiques actives (LATA), consentement aux soins, prise en charge des personnes vulnérables, etc.

Elle peut être saisie par tout professionnel, patient ou famille. Ses avis sont consultatifs et confidentiels.

Missions

  • Examiner les situations cliniques posant des questions éthiques
  • Émettre des avis consultatifs aux équipes soignantes
  • Promouvoir la formation à l'éthique clinique (séminaires, retours d'expérience)
  • Participer à la rédaction de chartes et protocoles (LATA, soins palliatifs)
  • Articuler la démarche avec l'Espace Régional de Réflexion Éthique (ERER)

Composition

Pluridisciplinaire : médecins, soignants, juriste, psychologue, philosophe ou théologien, représentant des usagers, personne extérieure (membre choisi pour sa compétence).

Références

  • Loi Claeys-Léonetti du 2 février 2016 — fin de vie
  • Loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 — droits des malades
  • Code de déontologie médicale
AUTRES INSTANCES DE GOUVERNANCE

Autour des instances thématiques

Plusieurs autres instances structurent la gouvernance qualité et la vie de l’établissement. Pour la CDU, voir la page Droits et devoirs des patients.

CME — Commission Médicale d'Établissement

Représentation médicale

Présidée par un médecin élu, la CME contribue à la définition de la stratégie médicale et qualité, à la politique de coopération et au projet médical d'établissement. Elle est consultée sur tous les projets organisationnels majeurs.

CSSI — Commission Soins et Sécurité Infirmière

Politique de soins

Pilotée par la Direction des Soins, elle élabore le projet de soins, suit la qualité de la prise en charge, l'évolution des organisations et la formation des équipes soignantes.

COPIL Qualité

Pilotage opérationnel

Comité de pilotage opérationnel qui coordonne la mise en œuvre du PAQSS, l'animation des CREX et RMM, le suivi des indicateurs et la préparation de la Certification HAS.

CDU — Commission Des Usagers

Voix des patients

11 membres veillent au respect des droits des usagers et examinent les plaintes et réclamations. Pour saisir la CDU : courrier à la Direction ou e-mail dédié.

Voir la composition CDU →

Comment saisir une instance ?

Toutes les instances peuvent être saisies par les professionnels via les circuits internes (Direction Qualité, encadrement de service).

Pour les patients et leurs proches, la saisine se fait par l’intermédiaire de la Commission Des Usagers (CDU) :

  • Par courrier recommandé à la Direction (114 Avenue Paul Bourret, 13300 Salon-de-Provence Salon-de-Provence)
  • Via le formulaire de contact du site (rubrique CDU)

Une question, un rendez-vous ?

Pour toute question sur la qualité, la sécurité des soins ou les droits des usagers, contactez notre établissement. Standard 04 90 17 25 00.